(USN), Céline Marty (Académie du Climat), Véronique Minotti (USN), Maxime Guédon (USN), Élise Vaux (étudiante, USN)
Cette table-ronde se veut un
espace de partage entre différent.e.s acteur.rice.s de l’université Sorbonne Nouvelle (chercheur.se.s, enseignant.e.s, administratif.ve.s et étudiant.e.s), avec la participation de notre partenaire l’Académie du Climat (Ville de Paris) ainsi que de acteur.rice.s de la société civile engagé.e.s dans la transition (militant.e.s, bénévoles, agents des collectivités territoriales, artistes…).
Elle prendra place au sein du
Festival Vert, festival qui sera organisé par la Mission Transition Écologique pour la première fois en 2026. Ce festival, qui a vocation à avoir lieu chaque année, suit l’une des propositions de la Convention Citoyenne Étudiante (2025) et participe d’un mouvement d’acculturation de la communauté académique aux enjeux de la transition écologique. Au côté d'autres actions programmées lors du Festival (spectacle, ateliers, expositions, visites guidées...), la table-ronde en sera un temps fort, reliant la recherche scientifique aux pratiques tant professionnelles, personnelles, collectives ou associatives, ou encore artistiques, déployées à l'échelle de l'université et du territoire.
L’écologie sera abordée à travers cette question : « Quel bonheur y-a-t-il à écologiser nos pratiques ? ». C’est une entrée positive sur une question trop souvent traitée sous l’angle du renoncement et du manque, de la tristesse et de l’angoisse, voire de la privation ou de la punition. Ici, au contraire, nous souhaitons mettre l’accent sur ce que ce nous « gagnons » à penser et à agir de manière soutenable sur le plan environnemental, sur la manière dont cela nous relie à quelque chose d’essentiel, aux vivants, à la vie, à soi, au monde, aux autres.
Chercheur.se.s, enseignant.e.s, administratif.ve.s et étudiant.e.s, de la Sorbonne Nouvelle et acteur.rice.s de la société civile sont appelé.e.s à proposer de contribuer à cette table-ronde en apportant une pépite :
un éclat de bonheur trouvé à apprendre, lire, échanger, créer, observer, écrire, réfléchir, militer, agir et interagir en tenant compte de l’impératif écologique.Les réponses à la question posée (« Quel bonheur y-a-t-il à écologiser nos pratiques ? ») pourront être élaborées
à partir de nos modes de vie (décroissance, sobriété heureuse…),
de nos recherches (et des champs de réflexions stimulants ouverts par cet impératif : écoféminisme, rapport au vivant, éthique de l’attention et du care, permaculture, critiques du capitalisme, décolonialisme…),
de nos enseignements (de part et d’autres de la salle de classe),
de nos actions et engagements (pratiques professionnelles et militantes),
de nos productions et créations (notamment artistiques)
ou encore de nos lectures (la contribution peut s’effectuer via la lecture d’un extrait littéraire, d’un poème, d’un chanson).
Échanger, croiser les regards, capitaliser, intensifier la joie et la réflexion, réconcilier émotions et raison (pédagogie tête-corps-cœur), se nourrir théoriquement, s’ouvrir à des réalités et expérimentations autres… sont autant d’objectifs poursuivis par cette table-ronde.
Nature des contributionsLes contributions pourront être de nature scientifique ou expérientielle : elles pourront comporter une
dimension analytique, réflexive et/ou artistique ou encore militante. Dans tous les cas, est encouragée la communication du sentiment et de l’expérience heureuse. L’exposé peut être très libre dans sa forme (y compris dessinée, chantée, dansée…). Selon l’angle choisi, les contributions pourront être communiquées oralement par leur auteur, au cours d’un bref exposé, ou être transmises par exemple sous une forme écrite puis lues par une autre personne.
Il est attendu une déclaration d’intention qui explicite le point de vue, le contexte, le propos. Cette proposition de communication peut tenir en
3 phrases minimum, une demi-page maximum. Ces propositions sont attendues au plus tard
le vendredi 20 mars. Un retour sera fait le lundi 23 mars au plus tard pour vous signifier si la proposition est acceptée et vous indiquer le temps dont vous disposerez (plusieurs formats, de l’ordre de 5 à 10 minutes, pourront être envisagés, selon le nombre de propositions retenues et les souhaits émis par les participants).
Il est suggéré que les propositions de communications commencent par « Ce que j’aime, c’est… », ou « J’aime… », ou « Ce qui me rend heureux.se, c’est… » ou toute autre formule qui exprime un sentiment de joie ou de bonheur.
Seront appréciées les tentatives d’
ancrer ce sentiment, de le qualifier, de le décrire. Il est également bienvenu de mentionner
le point de vue depuis lequel vous écrivez et
le contexte. S’agit-il d’un bonheur collectif et relationnel ? Intellectuel et scientifique ? Physique et matériel ? Artistique et poétique ?... Quand, à quels moments, se manifeste-t-il ? Où, comment (dans quelle partie du corps, avec quelle intensité…) ? Avec quels autres sentiments ce bonheur se trouve-t-il éventuellement mêlé, se déployant alors avec une certaine complexité ou ambivalence ?
Y -a-t-il des mots plus précis pour le qualifier ? Fierté, joie, gratitude, émerveillement, plénitude, amour, puissance, force, empathie, apaisement, réconfort, amitié, solidarité, générosité, reliance, reconnaissance, appartenance, responsabilité, humilité, douceur, espérance, émancipation, etc. ?
Il est possible d’indiquer
le mode de communication que vous envisagez/souhaitez (estimation du temps de parole, utilisation de visuels ou non, projection d’un film, jeu théâtral ou musical, etc.).
Les propositions, en pièce jointe et en format word, peuvent être adressées par mail, en mentionnant dans l'objet "Bonheur et écologie", à l'adresse :
mission-transition@sorbonne-nouvelle.fr
Exemples de contributions- le bonheur de manger de la nourriture de qualité, préparée avec soin, qui est bonne gustativement, pour la santé et pour la planète
- le bonheur de l’expérience transformatrice et « empouvoirante » de la Convention citoyenne étudiante, en particulier de l’intelligence collective déployée dans les délibérations
- le bonheur d’apprendre, de comprendre, de réfléchir, de se doter de repères sur la crise écologique, l’anthropocène, d’être éclairé.e par les connaissances disponibles et créatives sur ces sujets (comme les philosophes du vivant, l’écoféminisme ou la permaculture)
- le bonheur de se sentir en capacité d’agir, de trouver ou d’inventer des moyens de répondre, des leviers d’actions qui nous conviennent, à petite ou moyenne échelle, par exemple dans le militantisme, dans le travail ou dans la création artistique (écriture, peinture, land art…)
- le bonheur de se réapproprier des savoirs ou des savoir-faire manuels, traditionnels, essentiels (faire son pain, construire une maison, cultiver ses légumes, cuisiner…), d’être en contact avec des matières et matériaux naturels (la terre, le végétal…), de se sentir éventuellement plus autonome, plus sobre ou plus responsable dans le fait d’assumer davantage la part matérielle de nos existences (dans nos vies quotidiennes ou durant des vacances, comme lors d'expériences de wwoofing par exemple)
- le bonheur de se retrouver collectivement autour de cette inquiétude partagée, de se sentir unis, compris, solidaires, forts, par exemple au cours d’ateliers, comme « Le travail qui relie »
- le bonheur de se sentir relié au vivant, faire partie d’un tout plus grand que nous (le sentiment océanique, dont parlait le botaniste Francis Hallé quand il était perché dans la canopée de la forêt amazonienne), d’éprouver un sentiment d’empathie ou d’émerveillement pour le vivant
- le bonheur de ralentir, par exemple de prendre le train au lieu de l’avion ou de voyager plus local, de travailler autrement, de manière plus soutenable, de consommer sobrement
- le bonheur du partage, de la transmission, du don
- le bonheur spirituel, que cela passe ou non par des rituels, de vénérer la terre, la lune, le vivant, par le chant, la danse, des gestes, la création de moments « magiques »
- le bonheur dans la relation aux animaux, sauvages ou domestiques (tomber nez à nez avec une biche qui nous regarde yeux dans les yeux avant de déguerpir avec grâce, écouter un chant d’oiseau ravissant, soigner un animal blessé, câliner son chat…)
- le bonheur de s’opposer, de crier, de résister, à un ordre du monde destructeur, au capitalisme, aux « grands projets inutiles et imposés », éventuellement par des manifestations, des occupations ou des actes de désobéissance civile.