Les bouleversements écologiques d’origine anthropique redéfinissent les rapports entre sociétés humaines et milieux naturels, entraînant à la fois la disparition d’espèces et l’apparition de nouvelles formes de vie. Ce colloque, organisé pour le cinquantième anniversaire du LACITO, propose d’examiner ces transformations à travers leurs dimensions linguistiques et langagières. Il s’agit d’interroger les effets de ces changements sur les langues et les savoirs locaux.
En mobilisant des approches issues des sciences du langage et des sciences sociales, les interventions s’attacheront à comprendre comment les modifications écologiques – qu’elles soient liées au climat, à la colonisation ou à la mondialisation – se traduisent dans les langues locales, dans les discours et les pratiques langagières. L’introduction volontaire ou involontaire de nouvelles espèces, tout comme la disparition d’autres, produit des recompositions symboliques, cognitives et sociales qui témoignent des capacités d’adaptation, de résistance ou d’invention des populations concernées.