EA 2052 - CRIAL >> CRICCAL >> Séminaire du CRICCAL

Le paysage en Amérique latine

Prochaines séances: 
 
  • Vendredi 2 octobre : Nathalie Besse, « De paysages en récits, un lien essentiel dans l’œuvre de Francisco Coloane ». 17h à 19h, en salle C112, Campus Nation. 
    Résumé : « La Tierra del Fuego se hizo carne y espíritu en mi naturaleza de los veinte años. La Patagonia argentina y chilena, en mis cortas temporadas, también tiene una presencia constante en mis recuerdos y en mi limitada obra literaria. En mis galopes por los parajes australes voy llevando a cuestas sus paisajes, sus ventarrones, el oleaje incesante de sus mares y, por sobre todo, mis personajes », écrit Francisco Coloane dans ses mémoires, exprimant une corporisation du territoire et de ses paysages ; la fascination que les grands espaces patagoniens exerçait sur lui, a nourri son écriture, sa mémoire et son imaginaire. Cet auteur de récits d’aventures, qu’on a comparé à un Jack London du Chili austral ainsi qu’à Joseph Conrad et Herman Melville, et souvent présenté comme un écrivain des confins, est né en 1910 à Quemchi, sur l’île de Chiloé, au sud du Chili. Il s’est fait connaître dans les années 1960 en publiant des nouvelles situées en Terre de Feu, et s’est vu récompensé par le Prix National de Littérature du Chili en 1964, entre autres distinctions. Les écrits de Francisco Coloane, qui révèlent son regard sur ces terres australes, mettent à l’honneur leurs paysages. Devant cette œuvre riche, et variée sur le plan générique, nous faisons le choix des nouvelles, compilées en 1999 dans Cuentos completos, ainsi que des mémoires Los pasos del hombre (2000), réunissant ici fiction et non fiction pour mieux montrer des convergences significatives, d’autant que les paysages du texte autobiographique s’avèrent aussi poétisés que ceux des nouvelles. Il s’agira de voir comment le paysage intervient dans la narration, selon quelles modalités et avec quels effets. Nous nous intéresserons d’abord aux aspects du paysage qui s’offrent à la vue, chez cet écrivain qui ne refuse pas connaissances et descriptions scientifiques, avant de considérer une poétique du paysage modelée par le regard et l’écriture ; nous étudierons enfin la présence et la portée du paysage au seuil, au cœur ou au fondement des œuvres de Francisco Coloane.

  • 13 novembre 2026. Hervé Le Corre, "Hantises du paysage Trois visions de la côte (Ica-Pérou)".
  • 11 décembre 2026. Rodrigo Booth (Universidad de Chile). “Narrativa, ciencia y paisaje. Las exploraciones hidrográficas de Francisco Hudson en los canales de la Patagonia occidental, 1856-1859”.
  • 26 février 2027. Alejandro León Cannock (Aix Marseille Université). "Que fait le paysage au monde ? Photographie, extractivisme et politique du regard en Amérique latine" Résumé: Depuis quelques années, la photographie latino-américaine semble traversée par un « tournant écologique », marqué par l’émergence de pratiques artistiques qui interrogent les conséquences environnementales, politiques et sociales de l’extractivisme. Cette intervention prendra ce phénomène comme point de départ pour analyser deux projets photographiques : Dredges / La Pampa, Madre de Dios (2015-2017) d’Eduardo Benavides et Geografía de la diferencia (2015) de Philippe Gruenberg. À travers ces études de cas, nous examinerons comment certaines pratiques photographiques dépassent leur fonction documentaire pour devenir des dispositifs de pensée visuelle, capables de rendre sensible la complexité historique, politique et écologique de la crise contemporaine. Au-delà de la dénonciation des violences extractives, il s’agira ensuite d’interroger la notion même de paysage, envisagé non plus comme une simple catégorie esthétique, mais comme un dispositif visuel onto-politique constitutif de la modernité occidentale. Nous proposerons alors un déplacement conceptuel : passer de l’analyse des « paysages de l’extraction », qui rendent visibles les transformations des territoires soumis aux logiques extractivistes, à une réflexion sur le « paysage comme extraction », c’est-à-dire sur une forme de représentation qui participe elle-même à la séparation, à l’objectivation et à la mise à disposition du monde vivant. Cette perspective permettra finalement d’inscrire le paysage dans une généalogie plus large des « dispositifs de séparation » qui ont façonné l’ethos extractiviste de la modernité.

Séances passées : 
  • Vendredi 27 février, séance à distance: 
    • Sarah Bendrif (géographe, Sorbonne Nouvelle): "Le paysage: 'toute la géographie du monde en un regard, en une seule leçon'?"
    • Emiliano Cacciavillani  (géologue argentin à l'origine de plusieurs projets paysagers en cours dans la ville de Lima, district de San Martin de Porres)
    • Lien de connexion:  meet.google.com/ryr-rsgd-jnf
  • Vendredi 27 mars, 17h-19H : Daniel de la Barra (peintre péruvien résident à la Cité internationale des arts 2025-2026/ Galería Livia Benavides), Salle Claude Simon (Maison de la recherche de l'USN): "Pintar los paisajes extractivos americanos".  Lien de l'appel vidéo : https://meet.google.com/ewo-vtpu-wow

 
Vendredi 17 avril 2026: Luciana Del Gizzo (MSCA Fellow / Universitat Pompeu Fabra): “Entre la maravilla y la pesadilla: la reconfiguración surrealista del espacio americano” (salle B114, Campus Nation: 8, avenue de Saint Mandé 75012 Paris).


Es conocido que André Breton, en una entrevista de 1938, definió a México como un lugar surrealista por excelencia. Esto resonó con la cosmovisión latinoamericana, lo que llevó a una afirmación extendida del espacio del contienente entero como naturalmente maravilloso, es decir, donde lo surreal o extraordinario brotaba espontáneamente, asunción que incidió representaciones y poéticas mucho más allá del surrealismo. Sin embargo, los espacios representados por los poetas y los pintores del continente que pusieron en práctica los procedimientos desrealizadores de la poética de Breton a menudo resultan extraños, incluso siniestros. En esa oscilación entre lo maravilloso y lo extraño, el surrealismo caracterizó la geografía de América Latina con una nueva vena que habilitó no sólo una manera renovada de apreciarla, sino la valoración de rasgos anteriormente invisibilizados o reprobados. Pero dicha caracterización no estaba exenta de contradicciones: la tesis de Breton está marcada por una idea previa del país, conformada desde su infancia, y en su definición se cruza la condescendencia del visitante con parámetros eurocentristas y con el dispositivo surrealista de captación de lo real.  Paralelamente,  la antropología moderna, en pleno desarrollo, buscaba darle sentido al pasado del continente, rescatando su producción simbólica y la base mítica que anudaba espacio y cultura, algo de particular interés para los surealistas. Esta presentación busca reconstruir el modo en que esta particular atención a la geografía americana, combinada con las ideas renovadoras de la antropología, otorgó un nuevo sentido y produjo una resignificación del espacio americano, entendido como dispositivo de sentido que combina identidad y territorio. Para eso, se detendrá en tres publicaciones, donde puede leerse una continuidad y un reajuste de estas ideas: las revistas Minotaure (París, 1933-1939), Dyn (Coyoacán, 1942-1944) y Las Moradas (Lima, 1947-1949). En ellas, los discursos del surrealismo y de la antropología se combinan para revalorizar el sustrato identitario americano a partir de la apreciación surrealista, como una forma de reivindicación de formas simbólicas contrarias a la opresiva racionalidad occidental contra la que el surrealismo se rebelaba. 

Vendredi 22 mai: Rosa Berbel (Universidad de Granada), 17h-19h, Salle du Conseil, Maison de la Recherche, 4 rue des Irlandais, 75005 Paris

 


Imaginaciones geológicas: poéticas frente al tiempo extractivo
¿Cuál es el tiempo propio del poema? ¿Qué nuevos marcos de inteligibilidad temporal inaugura el Antropoceno? Pensando sobre estas preguntas, esta presentación indagará en la singularidad temporal de dos poéticas latinoamericanas recientes que se enfrentan al régimen temporal de los extractivismos en el contexto de la crisis ecológica. En Relave: material particulado (2019) de Vicente Rivera Plaza, el poeta chileno se asoma a las problemáticas de la extracción minera en el
norte de Chile, una zona de sacrificio enteramente sometida a las lógicas de la cantera y el recurso. Por su parte, en Tierras raras (2024) de Agustina Villarejo, la poeta argentina reflexiona sobre cómo la extracción acelerada de estos elementos químicos para consumo principalmente tecnológico impone la transformación del territorio en una “mina planetaria” en la que se entrecruzan las perversas dinámicas coloniales, capitalistas y especistas de la modernidad. En ambos casos, nos encontramos con poéticas que, en este interés por el expolio geológico, se
 
 
  • Vendredi 12 juin : Sergio Delgado, "El rostro del paisaje. Notas hacia la poesía de Juan L. Ortiz y su "espacio del corazón". Salle B 301, Campus Nation. Le séminaire à 17h suivi d'un pot.
 
 

 

mise à jour le 15 octobre 2026


CRICCAL 




Informations pratiques 


Le séminaire du CRICCAL a lieu le vendredi de 17h à 19h à l'une des deux adresses suivantes: 

  • Maison de la Recherche de Paris 3
    4, rue des Irlandais - 75005 Paris (métro Place Monge ou Luxembourg)

  • Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3
    8, avenue de Saint-Mandé - 75012 Paris (métro Nation ou Picpus)

Contact: Hervé Le Corre