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La forme-diptyique au cinéma

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Pourquoi « deux » plutôt qu’un, et plutôt que trois ou plus ?

Ce séminaire de recherche vise à mieux cerner les contours et les implications de la forme-diptyque au cinéma. Définir un telle forme montre déjà à quel point la notion s’avère complexe : la formation d’un diptyque cinématographique dépend du regroupement de deux éléments distincts, mais identifiés comme les deux parties – a priori symétriques et comparables – d’un même ensemble, que ces parties correspondent à deux portions d’un même écran, deux écrans juxtaposés, deux sections successives d’un unique film ou deux films en intégralité.

Il conviendra de s’interroger notamment sur le principe de différenciation permettant de justifier le traitement d’un même sujet en deux blocs. La séparation peut s’appuyer aussi bien sur des dichotomies bien établies (homme/femme ; réel/fiction) que sur l’opposition ou le contraste entre des types de production (genres, styles) bien délimités, ou encore des différences de focalisation, de dispositif narratif ou d’orientation esthétique. Que produit pour le public cette division instituant un intervalle, une séparation temporelle, un rapport mémoriel de l’une à l’autre partie ? Qu’implique-t-elle pour la construction de personnages, de mondes et, plus abstraitement, en termes d’intensité, de complémentarité, de spécularité, d’opposition, d’altérité – y a-t-il crescendo de l’une à l’autre, équilibre de forces ou dissymétrie, tension irrésolue entre deux pôles, etc.? La réflexion et la discussion devront également porter sur les modalités temporelles qu’engage une division en deux parties, au niveau de la distribution (voir plus bas) comme en termes diégétiques. Car la forme-diptyque investit tant le plan de la simultanéité (versions alternatives d’une même fiction, perçue selon les points de vue différents de deux personnages ou selon des embranchements d’actions qui ne se recoupent pas) que celui de la successivité : une même histoire divisée en deux « époques » qui peut suivre le modèle évolutionniste de type « ascension » – « déclin » ou celui qui consiste à réactiver, après quelques années d’intervalle, le cadre spatio-temporel d’un premier récit, comme dans les documentaires revisitant les lieux d’un précédent tournage.

L’idée directrice est de se concentrer en premier lieu sur les cas de diptyque formé par deux films, où chaque partie donne lieu à une séance distincte, et, dans un second temps, de forger des comparaisons avec les cas de « diptyque interne » incluant les films « bipartites » (on entend par là les films comportant deux parties soit successives, liées dans la même séance, soit simultanées, sous la forme d’une double projection ou d’un split screen).

La présentation complète du séminaire est à retrouver dans le programme de l'année 2024-2025.

Informations complémentaires

Séminaire de recherche organisé par Diane ARNAUD, Laurent GUIDO et Emmanuel SIETY.

mise à jour le 12 mars 2026


Renseignements :

IRCAV - Institut de recherche sur le cinéma et l'audiovisuel - EA 185
Université Sorbonne Nouvelle

MAISON DE LA RECHERCHE

Bureau A113

4, rue des Irlandais

75005 PARIS

Mél.
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