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Géographie du (jeune) chercheur
le 7 avril 2026
de 9h à 18h
Comité d'organisation :
Marion Galliot, Stavrina Dimitriou, Laetitia Renoux, Marylou Bouvet, María Paula Galeano Casas, Novanita Chellen, Magali Dimier
Présentation :
Nous vous invitons chaleureusement à participer à la septième Journée d’Accompagnement des Doctorant·es du DILTEC, qui sera l’occasion de réfléchir sur la Géographie du (jeune) chercheur, une thématique qui résonne directement avec notre parcours doctoral. Interroger cette Géographie c’est s’intéresser à où et comment la recherche se construit, se transforme, s’adapte, se vit. Notre objectif est de pouvoir aborder la formation de la posture épistémologique du chercheur, ses points d’ancrage ainsi que ses zones d’incertitude et ses frontières méthodologiques. Les trajectoires individuelles, les différents topoi de nos recherches pourront se réunir sur une même carte, qui servira d’outil de repère et de soutien dans notre réflexion.
La JADD est une journée par et pour les doctorant·es du DILTEC centrée sur les enjeux épistémologiques, éthiques et réflexifs de la recherche. Cet événement est conçu comme un espace d’échange, de réflexion et de collaboration autour de l’expérience de la recherche, du doctorat, et les conditions de production des savoirs. Elle se déroulera suivant trois axes, choisis pour valoriser la diversité des trajectoires, des cadres et des terrains. Les axes 1 et 2 pourront être traités sous forme de communications de vingt minutes ou ateliers, et l’axe 3, plutôt centré sur le partage d’expériences, privilégiera le format table ronde. Nous cherchons des enseignant·es et doctorant·es (dès la première année) pour participer. Il s’agit d’une bonne opportunité de se retrouver !
Axe 1 – Trouver son chemin épistémologique
Ce premier axe propose de voir comment différents chemins épistémologiques peuvent façonner nos travaux. Le cadre théorique et méthodologique, qui explicitent l'accès au terrain et les modalités de recueil et d'analyse de données, sont un passage obligé de toute thèse en Didactique des langues et des cultures. Qu’elle fasse l’objet d’une réflexion explicite ou qu’elle reste sous-jacente, la posture épistémologique du chercheur joue un rôle primordial dans la construction et l’articulation de ces cadres (Blanchet & Chardenet, 2011). De plus, les réflexions épistémologiques traversant la didactique des langues peuvent influencer la formation des enseignants et la conception de dispositifs susceptibles de favoriser l’acquisition (Puren, 2019). Ces constats amènent à s’interroger : quels sont les cadres épistémologiques en didactique des langues et des cultures ? Comment articuler cadres théorique(s), méthodologie(s) et réalités du terrain selon une posture épistémologique cohérente ?
Axe 2 – S’orienter sur son terrain
Le terrain de recherche étant un enjeu à part entière, il sera question ici de (re)penser le positionnement du (jeune) chercheur vis-à-vis de son terrain mais aussi des partenaires et acteurs qui en font partie intégrante : « le terrain n’est pas un ‘objet’ dissocié du chercheur mais [...] unn réseau d’interactions humaines et sociales, fréquenté et transformé par le chercheur, qui en fait partie de façon récursive » (Blanchet & Chardenet, 2011). A cela s’ajoutent la prise en compte et l’articulation de paramètres géographiques, humains, langagiers, notamment du point de vue éthique, pour répondre à la fois aux attentes universitaires et aux réalités du terrain. Peuvent ainsi se recouper sous cet axe des questions telle que :
- Peut-on penser le terrain de recherche sans les acteurs de celui-ci ? Comment “entrer” et “s’orienter” sur un terrain de recherche tout en prenant suffisamment en compte les partenaires et acteurs en présence ?
- Comment circonscrire son terrain et/ou champ d’étude ?
- Dans quelle mesure (et avec quelle légitimité) le ou la chercheur.euse peut-il/elle interagir avec son terrain et le transformer ?
Axe 3 – Routes et déroutes : récits de chercheur.euses
Le troisième axe de la journée s’intéresse aux parcours de recherche, les routes empruntées mais aussi les déroutes, les incertitudes de la connaissance (Morin, 1999) et les désajustements qui jalonnent le processus de recherche ou de travail doctoral. Comment dépasser ces doutes et égarements ? Ces expériences, passages obligés de toute recherche, participent pourtant pleinement à la construction du chercheur, tant sur le plan scientifique qu’identitaire (Pillen et al. 2013), et invitent à repenser la recherche comme un processus situé, relationnel et toujours inachevé.
Les communications et échanges de cet axe pourront notamment explorer :
- Terrains et cadres académiques – Quels sont les effets des décalages entre les réalités du terrain (physiques, sociales, didactiques, linguistiques, culturelles) et les cadres académiques, tant sur le positionnement du chercheur que sur sa posture réflexive et sa légitimité scientifique ?
- Composer avec l’incertitude – Quelles stratégies les chercheur.euses développent-ils pour faire face à l’incertitude, à la non-maîtrise et aux tensions de proximité ou de distance avec le terrain ?
Format : Pour ce troisième axe, nous souhaitons proposer un format table ronde qui permette un partage d’expériences entre chercheur.euses plus expérimenté·es et doctorant·es. Nous invitons les participant·es à réfléchir à leur rapport au terrain durant leur recherche et à présenter un ouvrage ayant marqué leur trajectoire de recherche, qu’ils ou elles pourraient recommander aux personnes présentes.
- Type :
- Colloque / Journée d'étude
- Lieu(x) :
- Journée hybride
- Université Sorbonne Nouvelle, Campus Nation
- à distance via ce lien
mise à jour le 27 mars 2026