Organisation : Isabel Castro (PRISM, Aix-Marseille Université)
Teresa Castro (IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle)
Sonia Kerfa (ILCEA4, Université Grenoble Alpes)
Beatriz Rodovalho (IRCAV, Université Sorbonne Nouvelle)
Raquel Schefer (LIRA, Université Sorbonne Nouvelle)
Présentation :Du 12 au 15 juin 2026, la Sorbonne Nouvelle, avec l'université Grenoble et l'Aix-Marseille Université, accueille pour la première fois en France la conférence internationale du Radical Film Network (RFN). Fondée en 2013, cette association réunit des chercheur·e·s, des cinéastes, des programmateur·rice·s et archivistes impliqué·e·s dans la culture cinématographique indépendante. Le RFN regroupe notamment plus de 240 organisations issues de 58 pays à travers le monde : des ateliers d’artistes et collectifs de production aux archives, coopératives, distributeurs, festivals de cinéma et lieux de projection, ainsi qu’un ensemble d’autres groupes et individus difficiles à mettre dans des catégories.
Les rencontres du RFN — colloques, « anti-colloques », festivals et réunions — ont pour objectif d’offrir un espace ouvert de rencontre, d'échange, de pensée et de partage de films, d'expériences, de savoirs et de pratiques. À la suite des précédents colloques du RFN, organisés à Birmingham, Glasgow, New York, Tolpuddle, Dublin, Nottingham, Berlin, Gênes et Madrid, c’est à Paris que se tiendra la douzième conférence du Radical Film Network. Des communications, ateliers, tables rondes, projections et rencontres constitueront le programme ouvert à toustes.
Lors de cette édition, nous lançons une invitation à débattre de la capacité du cinéma à documenter, questionner et transformer la réalité : autrement dit, à construire des fronts. Quatre-vingt-dix ans après la victoire des Fronts populaires en Europe, à un moment où le fascisme et des projets qui relèvent de la nécropolitique (re)font surface, la conférence de 2026 entend susciter une réflexion approfondie sur l’histoire du cinéma militant, engagé et expérimental, dans un monde par ailleurs menacé par la crise environnementale et marqué par l'impuissance des institutions politico-juridiques internationales face aux génocides en cours en Palestine et dans d’autres zones géopolitiques. Elle invite à se demander sur l'« état de la forme » de ces cinémas, en portant une attention particulière, entre autres, aux stratégies formelles, aux modes de production et de distribution, aux pratiques pédagogiques et aux opérations archivistiques.