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CALL FOR PAPERS PEMS/ LRS One-Day Joint Conference 21 November 2025 Université Sorbonne Nouvelle, Paris “Informal Forms” The Paris Early Modern Seminar and the London Renaissance Seminar invite contributions for their next joint conference, to be held at

le 12 novembre 2025

ORGANISATION :

Marianna Lucarini et Noor Sellier (EA 3959-IRET, Université
Sorbonne Nouvelle - Paris 3)

PRÉSENTATION :

Journée d'étude « Espaces “non conventionnels” du spectacle vivant dans le monde occidental (années 1970-années 2000) : la représentation au prisme des lieux » 12 novembre 2025 Maison de la Recherche de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris Salle du conseil Journée organisée par Marianna Lucarini et Noor Sellier (EA 3959-IRET, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3) Texte cadre Suivant les pas d’Antoine Vitez qui proposait les notions d’abri et d’édifice, d’un côté espace de représentation institutionnel et de l’autre son pendant non institutionnel et non « prévu pour » le spectacle (Vitez, 1978), nous nous proposons de sortir cette opposition fertile de la seule perspective esthétique que lui attachait le metteur en scène. Il s’agit en effet de placer la question du lieu au centre de la réflexion, non comme étant une simple donnée esthétique, mais bien comme étant en dialogue avec le spectacle/la performance et les acteur•ices culturel•les qui l’investissent, dans une double respiration : que fait l’espace au spectacle vivant, mais aussi que fait le spectacle vivant à l’espace, d’un point de vue non plus seulement esthétique mais aussi social, politique, économique ? On se propose ainsi d’étudier les lieux non plus seulement « abris », mais plus largement les lieux perçus, revendiqués, décrits, comme étant des  espaces « non conventionnels » du spectacle vivant. La notion problématique de convention (la convention de qui ? la convention de quoi ?), et donc à sa suite la question culturelle et sociale, sont ainsi remises sur le devant de la scène et pointent l’importance de l’étude de l’espace en tant qu’espace social et donc espace de lutte, d’appropriation, de marquage (Veschambre, 2008) dans les études théâtrales et les performance studies. Suivant le sentier tracé par des travaux comme ceux de Karolina Svobodova (Svobodova 2019 ; 2021), on se propose de replacer le spectacle vivant dans son rapport au lieu qui l’accueille, et, plus largement à l’espace qui l’entoure (tissu urbain, zone rurale, friche industrielle...), mais aussi de penser le rapport de cet espace au spectacle vivant qui l’occupe/l’investit/le reconstruit. Si l’espace peut-être un espace ressource pour les individus et acteurs sociaux (Lussault, 2007 ; 2009), comment l’est-il pour les artistes, activistes, travailleur•euse•s du spectacle, et, inversement, le spectacle peut-il devenir une performance-ressource pour les acteurs et opérateurs spatiaux ? Ces questionnements sont à poser autant de fois qu’il y a de lieux « non conventionnels » du spectacle vivant, et à cet égard, notre journée d’étude a pour objectif d’explorer un maximum de ces lieux : squats, friches, théâtres occupés, tiers-lieux, bien sûr, mais  aussi cave et café où l’on donne des représentations, lieux de spectacle attachés à la voie d’eau, spectacles dans la rue et itinérants, manifestations performées... sont autant d’espaces et de pratiques à examiner. Dans cette perspective, il apparaît essentiel de mettre en dialogue les outils théoriques de la géographie sociale et de l’urbanisme critique avec les approches des performance studies. Les notions de spatialité, de conflictualité urbaine, d’appropriation et de résilience spatiale, notamment développées par des auteurs comme  dward Soja ou Doreen Massey, permettent d’éclairer les logiques d’implantation, d’invention et de persistance des pratiques artistiques dans des lieux que l’on pourrait qualifier de « hors-champ ». Réciproquement, les outils issus des performance studies, en particulier  ceux portant sur la performativité du geste, l’agencement du corps dans l’espace ou la mise en scène du quotidien, offrent des clés précieuses pour analyser les dynamiques sociales et politiques à l’œuvre dans les productions de l’espace. Croiser ces deux champs de  recherche permet ainsi de lire les interactions entre formes performatives et spatialités alternatives, dans une perspective critique, ancrée et incarnée.
Type :
Colloque / Journée d'étude

mise à jour le 25 juin 2025


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